Togo : l’état de la liberté d’association et de réunion préoccupe les OSC

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Vingt-quatre (24) heures après une journée de réflexion sur les enjeux et les défis de l’état de l’espace civique au Togo, les organisations de la société civile (OSC) ont répondu présentes à une autre journée de réflexion ce vendredi à Lomé, cette fois-ci, sur l’état de la liberté d’association et de réunion au Togo. Une rencontre organisée par l’ONG Partage et action en synergie pour le développement (PASYD) et la Plateforme nationale espace civique et efficacité du développement (PNECED).

Ont répondu à cette journée de réflexion qui s’est déroulée en présentiel et en ligne, les acteurs des grandes plateformes de la société civile togolaise, en présence du prof. Magloire Kuakuvi, président du comité de pilotage du projet ‘Renforcement de la société civile pour la promotion et la protection de la liberté d’association et de réunion au Togo’ (Pro-LAR), du Directeur des libertés publiques, Nakpale Alassani et du Directeur exécutif du PASYD, Francis Komi Akpa.

« Il s’agit de libertés publiques et politiques. Le Togo a ratifié la majorité des instruments internationaux. Nous n’allons pas sortir du parti unique pour y retourner. Les OSC ne sont pas des opposants politiques. Il faut que chacun travaille dans son domaine social donné et que les gouvernants africains nous laissent dire les mots ou les maux en toute liberté, pour que nos sociétés se portent mieux », a lancé Prof. Kuakuvi.

Francis Komi Akpa, Directeur exécutif du PASYD

Dans une communication introductive, le Directeur exécutif du PASYD a dressé les enjeux et les défis de la liberté d’association et de réunion au Togo, avec en toile de fond la non adaptation de la loi d’emprunt de 1901 qui est faite pour régir les associations de personnes et non les associations d’associations. Ce qui fait que les réseaux régionaux, les réseaux thématiques sectoriels, les faîtières et les coalitions ne se retrouvent pas dans cette loi. Il a aussi touché du doigt la tendance au contrôle des OSC, l’accès difficile aux médias, la question de l’Office togolais des recettes (OTR), l’argument de la non préparation des OSC et des défis spécifiques.

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Pour les OSC togolaise, le contexte national de la liberté d’association et de réunion marqué par la méfiance et la mise en œuvre de mesures restrictives, la réforme du cadre juridique en cours avec l’adoption récente en conseil des ministres d’un nouveau projet requièrent une participation active des acteurs du secteur pour, disent-elles, veiller à la préservation des acquis et l’alignement de la loi sur les standards internationaux.

« Il s’est agi d’identifier les défis liés à l’exercice de cette liberté afin de formuler des résolutions et des orientations d’actions de plaidoyer à mener à l’endroit des autorités nationales et locales pour préserver un environnement favorable à l’exercice libre et responsable du droit à la liberté d’association et à la participation à la gouvernance », a lancé M. Akpa.

Pour rappel, les 2 journées de réflexion notamment sur les enjeux et les défis de l’espace civique et l’état de l’exercice de la liberté d’association et de réunion font partie de la mise en œuvre du projet ‘Renforcement de capacités de la société civile et plaidoyer des OSC pour l’institutionnalisation d’un cadre de concertation et de dialogue entre l’Etat et la société civile’. Elles sont financées par l’Union européenne dans le cadre du Pro-LAR.

Source: https://globalactu.com/

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