Deux ans après le troisième Examen Périodique Universel (EPU) du Togo, un rapport à mi-parcours, rédigé par un consortium d’organisations de la société civile, dresse un état des lieux préoccupant sur la mise en œuvre des recommandations relatives à la liberté d’association et de réunion.
Ce rapport est le fruit d’un travail collaboratif entre plusieurs OSC togolaises dont, Solidarité et Action pour le Développement Durable (SADD), Universités Sociales du Togo (UST), Syndicat National des Praticiens Hospitaliers du Togo (SYNPHOT), Plateforme Nationale Espace Civique et Efficacité du Développement (PNECED), Collectif des Association Contre l’Impunité au Togo, Centre de Documentation et de formation sur les droits de l’Homme.
Ces structures, réunies au sein de l’Observatoire National sur la Liberté d’Association et de Réunion, ont documenté, analysé et validé ensemble les constats présentés.
Alors que le gouvernement togolais avait accepté la majorité des recommandations reçues en 2022, les faits révèlent une tendance persistante à la restriction de l’espace civique. Des lois restent non conformes aux standards internationaux, et plusieurs réunions, manifestations ou projets initiés par des OSC ou partis politiques ont été interdits ou interrompus, souvent sans justification valable.
Le rapport met également en lumière des pratiques administratives contraignantes (demandes de récépissés, autorisations arbitraires), un manque de transparence dans le processus législatif, ainsi qu’une méfiance croissante envers le système judiciaire jugé peu accessible et politisé.
Face à ce constat, des recommandations concrètes sont formulées pour réformer les lois, faciliter l’action des associations, et garantir un environnement favorable à la participation citoyenne.
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